lundi 27 novembre 2006

Attaques!

Tanné, voilà ce que je suis. Tanné de Noël, des petites guirlandes cheap et du gros père Noël à Marde. Tanné d'entendre les osties de musiques de Noël et des super ventes d'avant Noël. Tanné du sexe, Drunk college girl get fucked blablabla, des osties de non-dits sociaux qui rendent la vie une longue série de risettes et de l'agressivité des gens. Tanné des maudits I-Pods à marde qui nous empoisonnent la vie pour trop cher.  T'en as un toi?
 

lundi 20 novembre 2006

Le Marnage

Le marnage

Mes éternelles longueurs envenimées
nagent dans le bleu du rêve et s'y accrochent,
sulfureuses et mesquines, elles n'ont d'yeux que pour
mes saveurs et mes reliefs. Je ne suis plus qu'elles.


Les mauves et les gris me submergent encor'
je ne puis qu'attendre le retour du visqueux
larmoyant au large des lavandiers noyés
Ils me cherchent toujours plus. Je me saborderai.

vendredi 17 novembre 2006

Quand on a la vérité infuse on l'infuse souvent et ça la dilue

Les seuls pour qui les bondieuseries sont encore justifiables ce sont ceux qui crèvent de faim. Les autres devraient trouver le bon sens de se complaire dans une science mal comprise, mais la tradition - où je ne sais quel facteur irrationnel - les en empêchent. 

Hé ben voilà!

jeudi 16 novembre 2006

LD50

5 g de caféine (environ 50 cafés)


!!!

Hé bi si di phase 1

Je monte les marches
les feuilles au sol sont saignantes
à bout de souffle
je veux le dépasser
je lui crie
il tombe
je le vois tomber
dans l'abime s'enfoncer
je ne peux plus lui parler
je ne peux rien arrêter
retourner en arrière
je le vois tomber
les bras et les yeux figés
il ne survivra pas
il s'écrasera
et je ne pourrai jamais lui dire.

Rrrrho de la poésie!

Je monte les marches
les feuilles au sol sont saignantes
à bout de souffle
je veux le dépasser
je lui crie
il tombe
je le vois tomber
dans l'abime s'enfoncer
je ne peux plus lui parler
je ne peux rien arrêter
retourner en arrière
je le vois tomber
les bras et les yeux figés
il ne survivra pas
il s'écrasera
et je ne pourrai jamais lui dire.


 (c'est que c'est centré en plus, pour faire comme les poètes!)

mardi 14 novembre 2006

Échos pour que les bébés qui viennent par les pieds puisse marcher

L'idéal est de poser d'abord le talon au sol, puis de dérouler la plante du pied jusqu'à l'extrémité des orteils et de pousser sur les orteils de l'autre pied pour décoller le talon. 

jeudi 9 novembre 2006

Fais plaisir

"ben disons qu'en littérature vous avez rien à prouver et à apporter dans les faits, sinon vous faire vivre mutuellement" 

mercredi 1 novembre 2006

Le quotidien [encule des mouches]

La fille (Josianne) a 27 ans et de la difficulté à dealer avec le fait que je ne sois jamais sorti de l'adolescence...

Bref ça pouvait pas marcher entre nous deux...

Elle a eu l'amabilité de ne faire que me fusiller du regard, un peu plus et j'y perdais mes couilles. 

La solitude [joue dans le métro]

Si tu savais comme ça dansait Gilles, si tu savais. Même le p'tit de 4 ans dansait. Je rêve toujours de femmes cuivre et ébène, je rêve encore mais j'ai des diamants dans les yeux. Je débarque bientôt. 

La terreur [joue sur la personne]

Je suis iconoclaste, je suis ce qu'on me donne, le temps, l'espace.
Je ne fume pas.
Je n'ai tué personne.

Je suis tout ce que tu peux et pourra voir, je suis un songe comme un autre.
Je ne me cache.
Et puis, tu m'as démasqué.

 

L'oublié [joue sur le rythme]

Parfois je me sens auteur. Parfois je me sens lourd.
Parfois je me sens las. Parfois je me sens hi.
Parfois je me sens Belge. Parfois je me sens hilare.
Parfois je me sens libre. Parfois je me sens vieux.
Parfois je me sens idiot. Parfois je me sens Jésus.
Parfois je me sens gamin. Parfois je me sens méchant.
Parfois je me sens con. Parfois je me sens fatigué.

Ce matin je me suis levé Esquimau, on m'a vidé l'arctique.
Merci Vigneault, merci Pauline.

 

Adjuvent et opposent qu'i'disait

Quoi? T'avais jamais réalisé que je suis un freak show? À part faire rire et avoir une grosse voix j'ai rien qui pourrait être intéressant.



Merci Josianne, tu me fais progresser...

mardi 31 octobre 2006

Mais c'est le dollarama des quétaineries ici!

La Vieille dame et le garçon
[tout droits sortis du secondaire 5]

La dame s’était penchée légèrement, en prenant bien précaution que le chaton sur son épaule ne tombe pas, pour ramasser une feuille de l’arbre qui venait de se libérer de son emprise. C’est à ce moment qu’elle aperçu le petit garçon, tout habillé de gris, l’air moqueur, qui la regardait. Elle lui montra la place à côté d’elle sur le banc, l’air de l’inviter à y prendre place. Timide, il s’y assied en se faisant petit. Son regard se portait couramment vers ce qu’il l’intéressait, le chat qu'elle portait sur elle. «- Il s’appelle comment? Lui demanda-t-il. - Chat, c’est tout bête mais c’est son nom. - Vous, vous vous appelez comment? - France et toi? - Comme le pays? - Comme la pays. - Moi c’est Peters. Vous avez quel âge? La dame se mit à rire. - Tu es bien curieux toi. J’ai probablement l’âge de cet arbre. - Il est vieux cet arbre? - Autant que moi. - Et votre chat? - Il n'a qu'une feuille dans son arbre. - Je comprends pas. Moi j'ai 7 ans! - Tu vas à l'école? - Oui! À Saarbrücken Süden. - Très bonne école! Tu sais, moi j'étais institutrice il y a longtemps! - Vous enseignez quoi? - J'ai enseigné le Français, l'histoire et le droit humain aux plus grands. - Qu'est-ce que c'est le droit humain? - C'est ce qui fait que chaque humain peut, à sa guise, planter un arbre et espérer pour lui le meilleur. Avec les droits, chaque humain est libre de penser ce qu'il veut et de faire ce qui lui plait sans faire de mal aux autres. - Vous enseignez ça? - J'aidais les autres à comprendre. - Ils comprenaient? - Pas tous… - Moi je comprends pas! - Je vais t'expliquer…» Chaque jour, le petit garçon revenait au parc pour y rencontrer la vieille dame et son chaton, toujours blottit contre elle. Le temps s'écoulait et chaque jour qui passait laissait le petit garçon de plus en plus intéressé par le sujet. Elle lui parlait d'histoire, de politique, de géographie et d'humour. Son rire était celui d'une jeune femme, et ce malgré l'age qui l'affligeait. Le garçon écoutait avec attention les histoires que la vieille dame lui racontait. Parfois il y allait de son grain de sel, racontant comment son père était devenu un grand soldat qui servait avec dévotion le Guide et comment ses frères l'embêtaient constamment. Le chaton, lui, écoutait les yeux mi-clos en bâillant de temps en temps, bien inconscient du temps qui s'écoulait au rythme du vent sur ses poils soyeux. Un jour des soldats interrompirent la conversion entre les deux amis. « - Vos papiers madame? - Je ne les porte plus, qu'est-ce qu'une vieille femme comme moi pourrait avoir de menaçant? - Les bancs vous sont interdits, en plus vous parlez avec un de nos enfants. - Toute ma vie j'ai parlé avec NOS enfants. - Suivez nous. » La vieille dame se leva, sous le regard inquiet du jeune garçon et du chaton qui avait fui son épaule. La dame sembla un instant pleurer, le garçon, pris d'un mouvement de panique sauta contre l'un des soldats et cria qu'ils ne pouvaient pas, que c'étais sa grand-mère.


L'un des soldats, surpris, sortit son arme. Tira. Le jeune garçon fut touché à la tête. La vieille dame s'écroula au sol, terrassée par l'age et la peine si soudaine, si sournoise, qui l'affligeait. Le chat, quant à lui s'enfuit. On le revit quelques jours plus tard, près du parc. Le chaton pleurait, l'arbre avait été coupé.

 

Ha ben, j'étais déjà en dépression en secondaire 5 on dirait...

Carla

Carla se balançait depuis ce qui semblait-être une éternité, le pendule marquait chaque temps en résonnant dans cette vieille maison abîmée par les joies, les peines et les misères qu’elle vît, un peu comme son occupante. Une autre gorgée de thé - maintenant froid - et elle se lèverait pour se rendre à la cuisine, une dernière fois peut-être, car au fond d’elle-même Carla savait qu’elle ne se lèverait pas demain matin. Elle jeta un coup d’oeil à l’horloge: 18h20. Ses mains semblaient trembler moins qu’à l’habitude, elle se sentait sereine. Elle ouvrit grand les yeux, comme pour mieux voir la vie, et se mit à rire d’un des rire franc que seul l’euphorie peut provoquer. Son rire s’accentuait en détonnant sur les vieux murs de cette maison, donnant l’impression que ses murs répondaient à cette vieille folle qui avait cessée de les entretenir depuis longtemps. Puis elle se tût, laissant accrocher à son visage un sourire de satisfaction illuminant toutes les facettes creusées par le temps dans son visage, et ses yeux, toujours aussi scintillants malgré les années. Elle se leva, jetant un coup d’oeil à la fenêtre, histoire de s’assurer que la vie continuait sa lente progression. La lumière était belle, berçant Lipetesk et la campagne Russe dans une valse inespérée. Mais Carla était maintenant ailleurs. Elle ferma les yeux, respirant l’air comme si on le lui avait enlevé, le laissant couler tel un fluide précieux sous ses côtes fragiles. Elle quitta la fenêtre pour se diriger, comme elle se l’était promise, vers la cuisine. Mais alors qu’elle n’était plus qu’à un pas de l’embrasure de la porte, elle s’arrêta net. Elle se retourna et marcha d’un pas décidé vers la remise, ouvrit la porte et se dirigea vers une caisse, la prit de ses bras faibles et la transporta vers le salon. Le poids du colis ne l’embarrassait pas, elle se manoeuvrait avec une telle détermination que rien ne lui aurait résisté. La caisse déposée sur la table, elle l’ouvrit, découvrant son contenu. Elle ne toucha a rien, ne laissant paraître que ce qui était sur le dessus. Elle contempla ce qu’elle considérait la “moisson du passé”: de vieux souvenirs... Elle sourit en voyant un foulard, se remémorant Göttingen sous la pluie battante avec Camile, son regard s’attarda aussi sur les fleurs impérissables achetées il y a quelques années lors de son retour au Canada.. Elle vit aussi une bobine de laine ayant appartenu à sa mère qui brodait dans la plaine pour que la mort ne soit pas trop longue à arriver. À cette pensée son visage se fit dur, elle referma la boîte et se leva. La réalité nous rattrape toujours, quel que soit le temps qu’on veut bien laisser passer. Cette réflexion, Carla se l’était faite maintes fois dans sa vie, mais cette fois-ci c’était la dernière. Elle savait très bien qu’aujourd’hui elle allait partir avec la culpabilité d’avoir laissé mourir sa mère, mais son orgueil ne lui permettrait pas de l’admettre. Elle se leva timidement, elle se rendit au salon, le pas chancelant, s’assied tranquillement sur les coussins du divan et soupira, pensant aux problèmes quelle emportera avec elle.